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L'aventure de Sinseonghan Jolyu est finie !!
Après 2 années de bons et loyaux services, le forum ferme,
mais pour mieux renaitre !!!
En effet, pour partir sur de nouvelles bases, nous vous invitons chaleureusement
à nous rejoindre sur The Phoenix's Song ! On espère pouvoir vous retrouver là bas !

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 i never really know where to go so i chain myself to a friend.

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Jang Elias
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MessageSujet: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Sam 15 Mar - 14:15

À Sinseonghan Jolyu, le règlement était strict : personne dans les rues dés 20h, interdiction d'aller dans les dortoirs des autres maisons, pas d'alcool, pas de drogue... à quand le renvoi pour Elias ? N'aurait-ce été que pour les deux derniers, il était bon pour la sortie. Mais il fallait bien avouer que personne ne respectait réellement ces règles : on était pas forcément pote qu'avec des gens de sa maison, et les petites soirées beuveries ne s'opéraient pas toujours qu'entre colocataires. Or aujourd'hui, ils dérogeaient tous au règlement : il était près d'une heure du matin, ils étaient réunis dans le dortoir des Pathfida et buvaient comme des trous. On comptait deux Pathfida, deux Apheredis, trois Amynprolis et un seul Rabpullus : Elias. À vrai dire, il ne savait pas trop pourquoi il était là. Un des gaillards présents était un de ses très bons potes, mais les autres il ne les connaissait pas vraiment. Ou alors, il les avait oublié, ce qui était aussi parfaitement possible. En tout cas, il buvait, donc ça suffisait pour lui. Assit par terre, le dos appuyé contre un lit, il ne participait pas à la conversation, se contentant de déchiffrer ce qui était écrit sur la bouteille de Jack qu'il avait sur les genoux. Il n'y comprenait pas grand-chose, mais s'il tentait de suivre les papotages des types autour de lui, il savait que ce serait pire. Eli n'était pas quelqu'un de foncièrement sociable : être tout seul dans son coin à boire bière sur bière ne le dérangeait en rien, au contraire il préférait même cela à devoir subir la présence de personnes pas intéressantes. Il vivait dans son monde à lui. Parfois, il parlait même tout seul. Mais là, il buvait juste, gratifiant ceux qui lui adressaient de temps en temps la parole d'un petit « hm » peu investi. Sérieusement, il s'emmerdait comme un rat mort... il n'avait même pas de quoi dessiner sous la main. Ça l'aurait sauvé, ça. Elias aimait bien dessiner ce qui se passait autour de lui, un peu comme une photo, un instantané.

Au bout d'un moment, un des Amynprolis, qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam se décida à partir et Elias en profita pour s'éclipser également. Il salua tout de même les autres, qui commençaient gentiment à partir loin, très loin, puis sortit du dortoir des Pathfida en compagnie de l'autre. Eli avait besoin de beaucoup se concentrer pour ne pas risquer de se casser la figure : il s'empêtrait totalement avec ses propres pieds, voyait trouble, se déplaçait comme dans du coton. Ils ne discutaient pas vraiment : déjà, parce qu'Elias n'était pas franchement en mesure de soutenir une vraie conversation (et qu'il n'en avait pas envie) mais aussi parce qu'ils devaient être discrets, ne pas attirer l'attention sur les surveillants qui pouvaient rôder pour choper les jeunes délinquants tels qu'eux. Franchement, ça faisait des années qu'Elias était ici, il s'était souvent promené durant la nuit et jamais il n'avait eu d'emmerdes. Des coups de chaud, ça, oui, ça lui était arrivé mais rien de plus. Au moment où ils auraient dû se séparer pour rejoindre chacun son dortoir respectif, Elias décida de l'accompagner, ce à quoi l'autre ne dit pas non : sans doute ne lui arrivait-il pas souvent de sortir comme ça la nuit – il avait l'air d'un vrai coincé – et qu'il s'imaginait qu'en cas de problèmes, Elias lui serait utile. Haha, la bonne blague, comme si à cet instant précis, Eli était capable de faire quoi que ce soit de sensé ! Donc, ils marchèrent silencieusement jusqu'au dortoir de la tapette. Il remercia Elias de l'avoir accompagné, et juste au moment où il allait s'engouffrer dans sa salle commune, notre jeune Israélien l'attrapa par un pan de sa manche :

- Shun, marmonna-t-il, Kim Shun. Dis-lui de descendre me voir.
- Il doit être en train de dormir...
- Bah tu le réveilles.

Le gars le regarda quelques secondes, visiblement incertain, puis partit sans rien ajouter. Elias ne savait pas trop s'il allait bien transmettre le message à Shun ou pas. En fait, il venait seulement de réaliser vraiment que l'autre était un Amynprolis et donc qu'il devait certainement connaître Shun. Elias savait qu'il n'était pas très correct avec ce dernier, qu'il s'accrochait un peu trop. Il n'était pas du genre à se reposer sur les autres, mais Shun, c'était un peu de la pommade, pour lui. Enfin, ils ne se connaissaient pas super bien. Ironiquement, la partie de Shun qu'Elias devait le mieux connaître, c'était probablement sa bouche. Il s'assit par terre en tailleur, la tête lui tournant soudainement. Il se prit la tête dans les mains, désespéré, quelque part, d'en être rendu là. Pourquoi avait-il raccompagné ce type ? Il aurait dû y penser mais il n'était absolument pas capable de traîner sa maladroite carcasse jusqu'à son propre dortoir... tout ça n'était pas prémédité, mais Elias avait un peu l'impression d'avoir cherché à se perdre dans le château. Peut-être qu'un pion l'aurait trouvé et l'aurait fait renvoyer ? Ou peut-être qu'il aurait dégringolé d'un escalier, se serait fracassé le crâne et en serait mort ? Que des réjouissances imaginait-il, pour ne pas changer !
Des bruits de pas résonnèrent dans sa tête, puis la porte des Amynprolis s'ouvrit. Elias ne leva pas tout de suite la tête, encore avachi au sol, mais fini par se redresser un peu pour regarder Shun, debout dans l'embrasure. Il ne voyait pas très bien son visage mais savait bien qu'il devait être en train de se dire « Oh non, pas encore... » parce qu'il était ivre et que, comme souvent lorsqu'il était, il venait vers lui. Eli ne pipa mot, se contentant de tirer une cigarette de son paquet et de l'allumer avec peine. Comment ça on fume dans les établissements scolaires ? Il faisait nuit, personne dans les couloirs et à priori, il n'y avait pas d'alarmes anti-feu – non, les sorciers géraient les incendies différemment. Après avoir tiré une bonne bouffée de fumée, il regarda à nouveau Shun, à qui il envoya un petit sourire embêté.

- J'ai raccompagné ce gars, là... j'ai pas pensé qu'serais emmerdé après pour rentrer moi-même, dit-il en se grattant le bras, tentant de faire mine de rien. J'suis trop un déchet, Shun.
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Kim Shun
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MessageSujet: Re: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Mar 18 Mar - 16:43

Tout va bien en ce moment. Je suis fatigué. Pour ne pas dire épuisé. Je n'ai qu'une envie, sincèrement : dormir. J'ai passé une journée bien remplie, et je ne me suis toujours pas remis de ma nuit avec Min Jun qui ne date que de quelques jours à peine, et durant laquelle je n'ai pas eu une seule seconde de sommeil. Je me traine donc jusqu'au dortoir de ma maison, enfilant mon pyjama, qui se constitue d'une simple chemise blanche et d'un pantalon de la même couleur, avant de m'affaler sur mon lit, la tête dans l'oreiller. Quelques secondes après avoir fermé les yeux, je sombre dans un profond sommeil. Je rêve de tout et n'importe quoi. Mais il y a bien une chose qui est certaine, c'est que je dors super bien. Aucun cauchemar, aucun trouble. Enfin, jusqu'à que je sente quelqu'un me secouer légèrement. J'ouvre un œil, me demandant qui est celui qui me dérange, et pour quelle raison. C'est un garçon de ma maison que je connais peu, mais il semble plutôt impatient. Je soupire légèrement, refermant les yeux tant je suis fatigué. Depuis combien de temps me suis-je endormi ? Une heure ? Deux heures ? Plus ? Je sais juste que ce n'est pas assez. Je ne prends même pas la peine de demander ce qu'il se passe, celui qui m'a réveillé me murmure que quelqu'un a demandé à me voir. Quoi ? Qui me réveillerait à cette heure ? Ça ne peut pas être Min Jun, ce serait trop imprudent. Je ne vois pas... Néanmoins, je me frotte les yeux et me lève doucement de mon lit en baillant. Je descends les escaliers en disant au garçon qui m'a réveillé que ça ne sert à rien de me suivre.

Et là, qui je vois ? Elias. Je ne m'y attendais pas. Je ne sais pas pourquoi... Peut-être parce que ça fait quelques jours que je ne l'ai pas vu. La première chose que je remarque, c'est qu'il est complètement ivre. Je le sais parce que ce n'est pas la première fois que je le vois dans cet état. Il est avachi au sol, le dos contre le mur. Je ne dis rien au début, je ne sais pas ce qu'il attend de moi. Je l'aime bien, oui, je pourrais peut-être dire que dans un sens, il est mon ami. C'est étrange de s'imaginer ça, étant donné que le plus souvent, nous ne voyons pas pour nous amuser, ou pour discuter véritablement, comme le font les amis. En fait, la fois même où je l'ai rencontré, je crois bien qu'il était déjà bourré... Mais je m'en fiche, il compte quand même pour moi.

- T'es pas un déchet ! Juste que tu te ne te sens sûrement pas bien...

Je ne sais pas trop quoi dire. Je m'approche de lui et lui tend la main pour qu'il puisse se relever, même si je sais qu'il a sûrement bien plus de force que moi et qu'il n'a pas besoin de mon aide. Je lui adresse un sourire franc et le plus doux possible. Il n'a pas l'air bien. Peut-être est-ce juste l'alcool, peut-être autre chose, peut-être un peu des deux. Il ne sait pas comment rentrer à son dortoir alors ? Moi non plus, je ne sais pas où c'est... Mais je vais devoir l'aider quand même, ça c'est certain. Parce que je ne me sens pas à refuser, et que je ne peux pas le laisser seul dans cet état. Il sort une cigarette et se met à fumer. J'avoue quelques secondes ma main devant mon nez en fronçant les sourcils. Je déteste cette odeur, mais je ne m'en plains pas. Ce serait inutile, et puis après tout je ne m'en soucie pas énormément.

- Je vais te ramener, enfin j'essaierai...

Je ne sais pas trop quoi dire de plus, encore une fois. Je m'adosse au mur, moi aussi, sans m'assoir néanmoins. Parce que là, pour l'instant, je n'ai pas envie de me mettre en route tout de suite. Je suis crevé, et je compte bien rester quelques minutes ici avant de partir dans les couloirs, où nous devrons faire attention à ne pas nous faire prendre. Je soupire légèrement. Je tripote un peu la manche de mon pyjama, le silence me gêne. Je ne sais jamais à quoi m'attendre avec Elias lorsqu'il est comme ça, c'en est assez stressant. Mais je n'ai pas peur de lui, je lui confiance. Ou presque. En tout cas l'aider ne me gêne pas.

HRP : Désolée du retard et du post de merde x_x
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Jang Elias
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MessageSujet: Re: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Dim 23 Mar - 19:11

Le lendemain, il va sans dire qu'Elias aurait honte de son comportement. Honte de s'être pointé à une heure impossible de la nuit pour venir enquiquiner Shun avec ses délires d'ivrogne. Ça lui arrivait souvent d'embarquer les autres dans ses emmerdes, de les confronter à une réalité qui était la sienne mais qu'aucun de ses amis ne pouvait réellement comprendre. C'était un peu ce qui se passait en ce moment, tandis qu'Elias était encore en tailleur par terre, face à la salle commune d'une autre maison que la sienne, en proie à un désarroi total. Shun était juste sa petite victime du jour, celui qu'il avait, inconsciemment, désigné pour éponger sa peine et, si possible, le ramener à son dortoir. Tâche qui ne s'avérerait, il va sans dire, pas évidente tant notre jeune protagoniste était perdu – dans l'espace, mais aussi dans sa tête. Elias tira une grosse bouffée de fumée qu'il recracha doucement, créant un nuage grisâtre sur une circonférence de près d'un mètre tout autour de lui. Shun tenta de le rassurer en lui disant qu'il n'était pas un déchet mais qu'il se sentait surtout mal. C'était vrai, fichtrement vrai, mais en ce moment, Elias se souvenait à peine pourquoi ça n'allait pas. Saleté de cercle vicieux. Il savait juste qu'il ne comprenait pas le monde et que le monde ne le comprenait pas non plus. Qu'il était perdu parmi ses potes, ses parents, la Corée et l'Israël, être ou ne pas être... il sursauta presque quand Shun s'approcha de lui et lui tendit la main en lui envoyant un petit sourire qui se voulait certainement rassurant. Elias lui envoya une grimace – c'était sa façon à lui de sourire – puis coinça sa cigarette entre ses dents en poussant sur ses bras pour se relever : une fois debout, il vint s'appuyer au mur juste à côté de Shun qui venait de lui proposer de l'aider à rentrer. Il était vraiment gentil. En fait, Elias était juste entouré de gens gentils, qui ne faisaient que prendre soin de lui ou s'inquiéter de son cas. Elias fouilla ses poches à la recherche de sa flasque mais il avait dû l'oublier dans son dortoir : il se maudit lui-même, car même s'il était déjà saoul, il aurait bien continué à boire. Naturellement.

- T'es tellement gentil, marmonna Elias en se laissant un peu glisser sur le côté jusqu'à ce que leurs épaules se touchent. J'viens te réveiller en plein milieu de la nuit, et tout l'bordel... et j'suis bourré, ha, ça craint ça... j'suis encore bourré...

C'était pas exactement pour se plaindre qu'Elias disait ça. Il avait conscience que tout était de sa faute, c'était pas le problème. Juste qu'il se désespérait de lui-même, quelque part, or de là il s'imaginait sincèrement que les autres en avaient marre de lui et qu'au final, il ne faisait que les enquiquiner. Elias ne voulait pas emmerder autrui. Il finissait toujours par le faire, mais ce n'était pas intentionnel, calculé. En fait, c'était un boulet naturellement.
Il porta une dernière fois sa cigarette à ses lèvres avant de l'écraser contre le mur. Elias fumait trop, beaucoup trop. Il en avait conscience, mais c'était comme pour l'alcool : il en avait besoin pour tenir le coup. Il resta là, son épaule contre celle de Shun, pendant quelques minutes sans rien dire. Elias aimait ce genre de silences. Les silences qui s'instauraient naturellement et qui permettaient aux esprits de se reposer, aux gens de se comprendre. Ou du moins, ce n'était pas un silence gênant qui donne envie de s'enfuir ou de se terrer six pieds sous terre, non : Elias était à l'aise en la présence de Shun. Ce qui était assez rare, il faut bien le dire. Shun était si... si agréable à vivre. J'entend par là qu'Elias ne se posait pas vraiment de questions avec lui, les choses venaient naturellement sans qu'il ait à se prendre la tête. Il était bien avec Shun : d'habitude, les gens gentils comme lui lui faisaient peur parce qu'il ne voulait pas les brusquer. Peut-être qu'il brusquait Shun sans s'en rendre compte, mais au moins, c'était différent avec lui : il ne craignait rien de sa personne, ni représailles ni grandes scènes tragiques. Avec lui, il pouvait être lui-même plus qu'avec n'importe qui. Il ne se sentait pas jugé et il savait que Shun ne se faisait pas de fausses idées sur lui et qu'il était lucide sur ce qu'il était. Elias leva la tête pour regarder le visage de l'autre, visiblement crevé. Il venait vraiment l'emmerder et quelque part, il en était sincèrement navré.

- T'es mignon dans ton pyjama blanc, lui dit-il avec un sourire goguenard, puis il s'approcha de son oreille pour chuchoter. T'as l'air pur et innocent, comme ça. Ça te va bien.

Okay, Elias était pas très net. Il était jamais très net en présence de Shun. Ce petit le... comment dire ? Il l'émoustillait ? Ouais, c'est sans doute ça. Il l'émoustillait, parce qu'il avait une belle tête, qu'il était sympa et pas si naïf. Et parce qu'avec les pulsions qu'avait Elias, il fallait bien qu'elles soient plus fortes sur une personne que sur les autres. C'était pas de l'amour ni aucune merde du genre : c'était juste un besoin physique, en quelques sortes, qu'avait Elias de se montrer scabreux envers Shun, de lui faire des avances et tout. Peut-être qu'Elias était juste en manque d'affection et qu'il avait, pour remédier à cela, jeté son dévolu sur Shun ? Aucune idée, lui-même ne s'expliquait pas les choses. Il donna une tape – sage mais lourde de sens, sans doute – entre le bas du dos et les fesses de Shun avec un petit rire. Il avait l'impression que cette nuit, il referait des conneries dont il se mordrait les doigts le lendemain au réveil.


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Kim Shun
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MessageSujet: Re: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Sam 29 Mar - 21:05

Je me demande ce que veut Elias. J'ai l'habitude de le voir dans un tel état, ce n'est pas la première fois. Mais c'est mon ami, et je suis trop gentil, je m'inquiète toujours pour pas grand chose. Alors là, et bien je le fixe d'un air soucieux. Il sort des cigarettes, et recrache quelques bouffées de fumée grisâtre. Je le regarde, toujours debout, planté devant lui, dans mon pyjama blanc. Je ne sais pas trop quoi faire ou quoi dire. Apparemment il s'est perdu. Je vais faire de mon mieux pour le ramener, c'est tout ce que je peux lui dire. Je lui adresse un petit sourire timide et amical, me rapprochant de lui pour lui tendre la main, voulant l'aider à se relever. Il sursaute. Vraiment, il ne me semble pas très alerte... Il doit avoir vraiment trop bu. Et fumer n'arrange rien. Mais je ne fais aucun commentaire. Je le connais, et même si je ne sais pas vraiment pourquoi il se néglige comme cela, ce n'est pas mes affaires, il doit avoir une raison. Il doit se sentir mal. C'est ce que je me dis. On m'a toujours expliqué que boire est une manière de noyer son chagrin et d'oublier. Il répond à mon sourire par un rictus, puis se relève sans accepter mon aide. Je hausse les épaules.

Mon ami s'appuie sur le mur. Je songe à venir l'aider, mais après tout il a préféré se relever tout seul, alors je ne vois pas à quoi je servirais. Je suis moi aussi contre le mur, ne faisant pas vraiment attention à sa présence tout près, jusqu'à que je sente son épaule contre la mienne. Je sens l'odeur de l'alcool, lorsqu'il murmure, son visage à quelques centimètres du mien :

- T'es tellement gentil. J'viens te réveiller en plein milieu de la nuit, et tout l'bordel... et j'suis bourré, ha, ça craint ça... j'suis encore bourré...

Je ne réponds pas, je le regarde avec de grands yeux. Je me sens un peu mal à l'aise, si près de lui. Surtout qu'il n'est pas sobre. Alors je ne sais pas de quoi il est capable. Et encore, pour l'instant il s'est juste rapproché de moi, mais son haleine qui empeste l'alcool me donne le tournis. Elias finit par écraser sa cigarette contre le mur. Le silence s'installe. Il n'est pas désagréable, pas pesant du tout. Nous ne bougeons pas. Je fixe le sol. Je sais que je n'ai rien besoin de dire, surtout s'il ne me demande rien. Je pense que c'est ce qu'il préfère que je fasse dans ces moments-là. Il faut savoir se taire. Surtout que je n'ai rien à dire. Finalement, je murmure doucement :

_ Tu sais... Tu es mon ami, je ne vais pas te laisser tout seul dans cet état...

Puis de nouveau, le silence. Il ne dure pas très longtemps, puisque, quelques secondes à peine plus tard, Elias se rapproche de moi encore plus, murmurant à mon oreille des compliments qui me font rougir. Il me met mal à l'aise, son sourire et ses geste ne me disent rien de bon. Lorsqu'il me tape doucement le bas du dos, je sursaute légèrement, baissant les yeux, écarlate. Je me demande pourquoi il fait cela, et pourquoi c'est sur moi que ça tombe. Il n'est pas net, c'est sûrement du à l'alcool. Je ne fais rien, je ne peux pas faire grand-chose. Et je suis trop gentil pour lui en vouloir...il est mon ami, et, encore une fois, ce n'est pas tant le fait qu'il soit bourré qui me gêne. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de murmurer :

_ Qu'est-ce que tu fais...?

Ma voix est légèrement tremblante. C'est involontaire. Je dois sûrement me faire des films, mais je suis tout de même assez intelligent pour comprendre que sa gentille fessée n'était pas faite simplement pour rire. Et je repense encore à ma nuit avec Min Jun. Je n'ai pas très envie que ça aille loin entre Elias et moi, et là je me sens tellement gêné... Oui, je m'imagine trop de choses, c'est sûr. Que pourrait-il me faire après tout ? Il ne fait que rire, à coup sûr.

HRP : Ah c'est nul et court et je suis en retard désolée >_< je suis super débordée XD
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Jang Elias
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MessageSujet: Re: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Lun 31 Mar - 10:44

Shun lui dit qu'ils étaient amis et qu'il ne voulait pas le laisser seul dans l'état dans lequel il était présentement. À ces mots, Elias sourit un peu, d'un sourire sincère mais certainement un peu triste. Entre Shun et Hye Sung, il n'aurait pas su compter le nombre de fois qu'un des deux lui avait déjà dit ce genre de trucs. Ces types avaient vraiment le sens du devoir, ou bien beaucoup de compassion à son égard. Trop de gentillesse pour sa seule personne. Mais quelque part, il avait besoin de ça, besoin de ces personnes-tampon qui lui faisaient un peu réaliser que se plonger tête la première dans la bouteille de Jack n'était pas la solution. Y'avait de toutes façons pas de solution au problème, mais quand même, ceux qui essayaient de le maintenir loin de son petit vice ne faisaient certainement que lui rendre service, même si ça le tuerait de l'avouer. Toujours est-il qu'Elias ne se rendait pas tellement compte qu'il embarrassait grandement Shun avec ses remarques et ses compliments. Elias était direct, et même si en principe il savait se montrer assez subtil, ça devait certainement se voir comme le nez en plein milieu de la figure qu'il lui faisait du gringue. Et puis merde, il était craquant dans son pyjama, tout fatigué, presque vulnérable. Un vrai p'tit ange. C'était peut-être ça qui bottait Elias chez lui : ses airs de vulnérabilité. En tout cas, il était tellement beurré que toute cette analyse de son propre comportement lui était parfaitement impossible, il voyait presque trouble, était désorienté, avait presque l'impression que Shun était la chose la plus adorable qu'il n'ait jamais vu sur cette planète. Après Asma, bien sûr, qu'il continuait de placer sur un piédestal plusieurs années après. En lui donnant cette petite tape dans le bas du dos, Elias ne pensait à rien de particulier. Il était juste tactile, du genre à tripoter et à toucher tout ce qui était joli et qui avait la malchance de lui passer sous la main. C'était louche de sa part, mais aucune vraie idée bizarre ne lui traînait derrière la tête lorsqu'il avait fait ça. La question de Shun résonna comme si venue de loin dans sa tête, et il releva un peu la tête pour le regarder. Bonne question en effet, que faisait-il, au juste ? Que cherchait-il ?

- Je sais pas c'que j'fais, franchement. Tu m'connais, j'aime bien te toucher. Il fronça les sourcils et réfléchit à ses propres mots afin d'en saisir la valeur puis fit une grimace et tenta de se rattraper : J'veux dire, ça me vient naturellement. Comme quand on te fout une grosse part de gâteau sous le nez et que t'as envie de croquer d'dans...

C'était exactement ça : Elias avait l'impression qu'on faisait se pavaner Shun sous son nez mais qu'il n'avait pas le droit de trop y toucher parce qu'il était brise-tout. Sa frustration était indéfinissable. Plus très au clair sur ce qu'il avait le droit ou non de faire, il s'approcha subtilement de son ami et glissa son visage dans son cou, juste histoire de sentir son parfum et de se faire des films l'espace de quelques secondes. Pas de bisous ni de langue qui pointe ni rien : Elias ne se comportait, pour une fois, pas comme un gros rustre avec Shun. Peut-être n'était-il pas d'humeur ou qu'il ne voulait juste pas le brusquer une fois de plus. Il ne se rendait peut-être compte que ça gênait son cadet, mais il avait quand même conscience que quelque chose clochait. En remontant un peu sa tête, les cheveux de Shun lui chatouillant le nez, Elias lui marmonna quelque chose en hébreu à l'oreille d'une voix rauque, quelque chose sans queue ni tête du style « pardon c'est vraiment pas c'que je voulais faire ». Il savait pourtant bien que personne à part lui dans cette école ne captait un seul mot d'hébreu, mais c'était quand même la langue qu'il maîtrisait le mieux des cinq qu'il parlait. Il la déblatérait parfois dans son sommeil ou, comme ce soir, lorsqu'il avait un peu trop bu et qu'il se déconnectait de la réalité.

En reprenant conscience de ce qu'il fichait, Elias s'écarta un peu en haussant les sourcils. Il s'enfonçait totalement en fait. Un peu gêné, il se pinça l'arrête du nez en soupirant profondément. Fallait vraiment qu'il arrête de boire. Sobre, il ne faisait pas ce genre de trucs déplacés – en fait, sobre il était vraiment moins tactile, il pouvait contrôler ce qu'il disait et ce qu'il faisait. Là, il faisait automatiquement tout ce qu'il pensait sans être fichu de parvenir à y réfléchir afin de filtrer les choses compromettantes qui pouvaient lui traverser l'esprit. Sa bouche était une saleté de passoire qui laissait passer tout ce qu'il aurait préféré garder pour lui. Elias ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même mais quelque part, ça le désespérait vraiment de déraper chaque fois qu'il croisait Shun. Dieu sait quelle image horrible l'autre devait-il avoir acquise de lui depuis le temps... La réputation d'ivrogne qu'avait Elias n'était pas reluisante : d'ailleurs, ça l'embêtait vraiment que presque tout le monde dans cette fichue école soit au courant. C'était une sorte de maladie, non ? Est-ce qu'on chuchote de manière malsaine derrière le dos de celui qui a un cancer du pancréas phase terminale ? Non ? Alors pourquoi fallait-il toujours qu'on commère sur son compte à propos de ses problèmes d'alcool ? Parce qu'il l'avait bien cherché, pardi. Non, sérieusement, Elias savait que toute la différence était là : il avait fait le choix, il y a des années de cela, de décapsuler la première bière et de ne pas presser le frein. Celui qu'a chopé un cancer a juste tiré le mauvais numéro lors de la loterie de la vie.
Toujours appuyé contre le mur mais maintenant sans plus toucher Shun de l'épaule, Elias le regarda du coin de l’œil. Il l'examinait de haut en bas avec un petit sourire perdu. Ce pyjama lui allait vraiment bien. Les boutons du haut n'étaient pas très bien accrochés : Elias voyait très bien la petite gorge claire de Shun et le début de ses clavicules apparaître d'en-dessous le tissu blanc. Ce genre de visions lui donnaient bien entendu envie de toucher – de croquer – mais il resta sagement à sa place en plongeant sa main dans sa poche pour trouver son paquet de cigarettes histoire de se concentrer sur autre chose. Malheureusement, il avait fumé la dernière un peu plus tôt.


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Kim Shun
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MessageSujet: Re: i never really know where to go so i chain myself to a friend.   Dim 18 Mai - 8:14

Oui, Elias est vraiment ce que j'appelle un "ami". Je n'en ai pas beaucoup. En réalité, il est quasiment le seul. Je suis isolé, toujours sans personne... Min Jun est celui auquel je me raccroche, celui qui m'aide à continuer, le seul qui est vraiment là pour moi... Avec Elias. Enfin, Elias n'est pas vraiment "là pour moi", et en cet instant c'est moi qui devrait être là pour lui. Au vu du sourire légèrement triste qu'il m'adresse, j'ai l'impression qu'il ne me croie pas. Ou que ça doit être difficile, selon lui, de le supporter. Et bien, je ne juge jamais les gens, je l'apprécie vraiment comme il est... Même si la situation est tellement embarrassante pour moi... Je le supporte, oui, sans même me poser la question, en réalité, parce que je veux l'aider et non pas le laisser seul, là. Il n'empêche que lorsqu'il me tapote le bas du dos, je ne peux m'empêcher d'avoir un mouvement de recul par réflexe, lui demandant donc ce qu'il fabrique.

- Je sais pas c'que j'fais, franchement. Tu m'connais, j'aime bien te toucher.

Bon, il a raison, mais je ne pus m'empêcher de devenir tout rouge. Le problème, c'est que je ne sais pas du tout jusqu'où va-t-il continuer comme ça, puisqu'il est bourré, je n'ai aucune idée d'à quoi je devrais m'attendre. Il rectifie ses paroles précédentes en me comparant à une grosse part de gâteau. C'est à mon tour de froncer les sourcils. Je reste néanmoins assez près de lui, ne reculant pas plus que je ne l'ai déjà fait. Ce n'est pas non plus comme s'il m'effrayait... Mais voilà qu'il se rapproche de moi avant que je n'ai pu faire grand-chose, posant sa tête dans mon cou. Je sens son souffle sur ma peau et un frisson parcoure mon échine bien malgré moi. Il ne devrait pas faire ce genre de chose, même si ce n'est pas non plus vraiment poussé... Je sens qu'il relève la tête, murmurant à mon oreille quelque chose que je ne comprends pas. Je fonce les sourcils et me mord la lèvre. Il doit vraiment avoir bu des litres et des litres, vu l'état dans lequel il est...

Enfin, je le sens s'éloigner de moi. Mon corps se détend. Je me maudis moi-même d'avoir des réactions si sensibles et spontanées à chacun de ces contacts. Mais... C'est comme ça, je suis si à fleur de peau, si vulnérable... si faible. Il se pince l'arrête du nez et soupire longuement. Je ne cherche pas à comprendre ce qui lui arrive, je me contente de rester à ma place, le fixant toujours. Sûrement pour capter le moindre de ses gestes et ne pas me retrouver surpris s'il me saute dessus... Et aussi simplement parce que je me suis levé pour lui et que je ne vois pas pourquoi je poserais mon attention sur autre chose. Je ne vois pas du tout ce que j'ai d'attirant, en pyjama, à moitié débraillé, tout en blanc, mes cheveux pas vraiment impeccablement coiffés, mais Elias me fixe d'une manière très particulière, qui me gêne énormément. Un peu comme euh... Si j'étais cette part de gâteau dont il parlait quelques secondes plus tôt.

- Tu as trop bu, mais tu dois bien avoir tes raisons... Au lieu de te mettre la pression tout seul, détends-toi...

Je viens lui tapoter le dos. Même moi je ne l'ai jamais vu dans cet état. Peut-être qu'il ne saura pas bien interpréter mes paroles, mais je suis juste en train de lui dire que ce n'est pas de sa faute et que ce n'est pas grave, que je ne cherche pas à connaître ses raisons mais que je le comprends. Qu'il doit se reposer, lâcher prise... Je ne sais pas trop. Je n'ai jamais été bourré, en réalité il n'y a même pas une goutte d'alcool dans mon sang. Je ne sais donc pas vraiment ce qu'il va penser de ce "détends-toi", étant donné qu'il n'est peut-être pas en état de se "détendre"... Enfin bref, je ne suis pas très bavard, mais c'est juste parce que je suis juste là pour lui, et que j'écoute ce qu'il me dit, sans qu'il y ait besoin d'avoir une réponse. Je hausse les épaules, tandis qu'un petit sourire se dépose sur mes lèvres roses.

- Pas besoin de te justifier tu sais...

Par rapport à ses explications, comme quoi je serais une grosse part de gâteau qu'il voudrait croquer... C'est déjà bien qu'il se retienne. Je hausse les épaules et je fais comme si je m'en fichais, mais il est vrai que lorsqu'il s'approche trop près, lorsqu'il me souffle dans le cou, ce genre de choses, ça ne me laisse pas insensible du tout. Je me maudis encore une fois d'être si facile à atteindre... Je suis faible, je le sais pertinemment. Qu'est ce qu'aurait fait quelqu'un de moins docile que moi ? Je ne sais pas trop... Je me mordille la lèvre, jouant avec le col de ma chemise, puisque je ne sais pas vraiment quoi faire de mes mains.

Je remarque que les trois premiers boutons sont mal fermés. Je soupire un peu. Il ne fait pas froid, ni vraiment chaud. Je pourrais laisser cette chemise ouverte, mais lorsque je relève un peu la tête, je remarque qu'Elias est toujours en train de me fixer de cette façon dérangeante. Je rougis un peu et baisse les yeux, entreprenant de refermer les boutons de ma chemise. Mais mes mains tremblotent et je n'y arrive pas facilement, j'abandonne donc au bout de cinq secondes à peine, en soupirant.

- Je devrais te ramener jusqu'à que tu retrouves ton chemin, non ?

Je n'ai pas oublié pourquoi il m'a réveillé. Je suis toujours fatigué, d'ailleurs. Je baille un peu, mettant la main devant ma bouche, me frottant les yeux. Je ne sais même pas si ma présence va l'aider, je ne connais pas mieux le chemin que lui. Mais bon, je vais faire de mon mieux. Je réduis donc un peu la distance qu'il y a entre nous, le regardant d'un air légèrement interrogateur.

- À moins que tu préfères prendre ton temps et te poser un peu ici ?

Il faut dire qu'il a vraiment l'air mal en point. Et puis je lui ai dit de se détendre il y a seulement quelques secondes, ce n'est pas pour rien. Je ne pense pas à moi, je veux bien rester avec lui jusqu'à qu'il n'ait plus besoin de moi. En fait, jusqu'à qu'il me demande de m'en aller. J'espère juste qu'en l'accompagnant, je pourrais ensuite retrouver mon propre chemin... Encore une fois, je baille doucement. Je ferme légèrement les yeux, m'adossant complètement au mur et me laissant glisser légèrement, restant néanmoins debout. Si je m'assois, je m'endors à coup sûr.

HRP : encore désolée, j'espère au moins que ma réponse te va ♥
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